Bartolomé de Las Casas ?

… » Rome a besoin de bonnes volonté pour aller convertir tous ces sauvages du Nouveau Monde. Il est nommé prêtre de Saint-Domingue en 1510 : c’est la première ordination du Nouveau Monde. Le pouvoir espagnols en place a mis rapidement en pratique le système de l’« encomienda » ou « repartimiento » où les terres sont distribuées aux colons et des Indiens leurs sont « attribués » pour en entreprendre l’exploitation : c’est en fait un système qui les mènent à l’esclavage. Las Casas s’indigne et refuse les terres qu’on lui offre (et les indiens qui vont avec…). Il assistent au génocide qui commence : violence, alcool, maladies et surcharge de travail tuent la population indienne à petit feu. En Europe déjà, des intellectuels comme Montaigne commencent à s’indigner. Mais, ces Indiens, sont-ils vraiment des hommes : ont-ils une âme ? Et sera-t-il possible un jour de les convertir au catholicisme… il prend leur parti et ses prêches deviennent de véritables réquisitoires contre les privilèges énormes que se sont octroyés les Espagnols : il sera désormais la « mauvaise conscience des conquistadores .

Fray Bartolomé de Las Casas est le fils d’un des compagnons de voyage de Christophe Colomb. Christophe Colomb n’a jamais foulé la terre du Mexique et ce n’est qu’en février 1519 (27 ans après la découverte!) que Cortès et son armada touche le sol du Yucatán… Bartolomé de Las Casas se sent naturellement appelé par ces nouvelles terres. Il fait le voyage en 1498, avec son père, puis en 1502. Il comprend vite la situation qui s’est mise en place dans le nouveau Monde. Après les expéditions de reconnaissance de Colomb, les premières communautés se sont installés dans les îles pour en exploiter les richesses. Il décide de mener sa carrière ici et entre dans les ordres. Il choisit l’ordre des Dominicains dont l’une des missions essentielles est la prédication. Rome a besoin de bonnes volonté pour aller convertir tous ces sauvages du Nouveau Monde. Il est nommé prêtre de Saint-Domingue en 1510 : c’est la première ordination du Nouveau Monde. Le pouvoir espagnols en place a mis rapidement en pratique le système de l’« encomienda » ou « repartimiento » où les terres sont distribuées aux colons et des Indiens leurs sont « attribués » pour en entreprendre l’exploitation : c’est en fait un système qui les mènent à l’esclavage. Las Casas s’indigne et refuse les terres qu’on lui offre (et les indiens qui vont avec…). Il assistent au génocide qui commence : violence, alcool, maladies et surcharge de travail tuent la population indienne à petit feu. En Europe déjà, des intellectuels comme Montaigne commencent à s’indigner. Mais, ces Indiens, sont-ils vraiment des hommes : ont-ils une âme ? Et sera-t-il possible un jour de les convertir au catholicisme… il prend leur parti et ses prêches deviennent de véritables réquisitoires contre les privilèges énormes que se sont octroyés les Espagnols : il sera désormais la « mauvaise conscience des conquistadores ».

Il faut bien voir que ce qu’il défend chez ces Indiens, c’est l’homme, pas leur culture qu’il qualifie lui-même de « barbare ». Avec le temps, il pense pouvoir les convertir. Mais son action reste marginale. Il décide de rentrer en Europe pour plaider sa cause auprès de roi Ferdinand. La Conquête est presque achevée et il sait que le vrai problème est celui de la main d’oeuvre que réclame l’exploitation de ces nouvelles terres. Il envisage même de faire venir des esclaves noirs d’Afrique réputés plus vigoureux à la tâche. Il propose surtout de donner des droits aux indiens pour qu’il puissent se défendre face à leur conquérants. Il obtient du Roi une faveur inespérée : expérimenter son projet dans une nouvelle colonie des côtes du Venezuela. Là, les Indiens devront vivre à égalité avec les européens (et les Métis qui commencent à faire leur apparition). Mais les Indiens ne se font plus d’illusions sur leur sort. Il savent que les autres colonies ne change pas de méthodes. De plus, des guerres tribales ont éclatés dans la région. L’expérience est un échec. Désespéré, Las Casas retourne à Saint-Domingue où il se retire pendant dix ans (1522-1531). Il rédige là son « Histoire générale des Indes » qui, rapidement publiée, devient un véritable succès en Europe.

Le prestige de Las Casas s’accroît rapidement en Europe et dans le Nouveau Monde. Mais les conquistadores poursuivent leur colonisation sans rien changer du système de l’« Encomienda ». En 1533, au Nicaragua, il réussit par son charisme à évangéliser les Indiens de Tezulutlán. La région montagneuse qu’ils habitaient était jusque-là insoumise, on la nommait « Tierra de guerra ». En peu de temps, elle deviendra la « Tierra de la Vera Cruz », « La terre de la vraie Paix »… En 1542, il retourne en Espagne pour plaider la cause des indiens auprès de Charles Quint. Il a déjà amassé une somme considérable d’informations sur ces Indiens : leur mode de vie, leurs coutumes et leur légendes, bref, tout ce qui nous permet aujourd’hui de connaître leur histoire. Son plaidoyer à la Cour est un succès, et les « Lois nouvelles » sont rapidement promulguées : elles abolissent l’esclavage et rendent le système l’« encomienda » de caducs. Il est du même coup promut évêque du Chiapas. Mais ces nouvelles lois sont mals accueillis par les colons et les autorités locales. Ils tentent pourtant de les faire appliquer, refusant par exemple les sacrements à ceux qui conservent encore des esclaves indiens. Ailleurs, la situation est pire. La menace que fait peser ces lois sur les bénéfices des Espagnols les font réagir brutalement. Des révoltes éclatent un peu partout, au Pérou et au Mexique. Des représentants du gouverneur son tués : l’Empereur est obligé de reculer. Le pouvoir doit ménager ces colons qu’elle a du mal à contrôler (il faut toujours plus d’un mois pour traverser l’Atlantique et ensuite le moindre trajet peu prendre des semaines…) La cupidité l’emporte sur les bons sentiments et Las Casas lui-même est finalement désavoué. Il doit quitter son évêché de San Cristóbal en 1546.
Las Casas retourne encore un fois en Espagne pour continuer sa lutte. C’est alors qu’à lieu la fameuse « Controverse de Valladolid ». Le Pape Jean III souhaitent connaître le statut de ces Indiens : « Ont-ils une âme ? ». Le débat est acharné entre Las Casas, qui vante les qualités morales qu’il a pu observer chez eux tout au long des ses missions, et Sepulveda qui, s’appuyant sur les écrits d’Aristote, prétend que ces créatures n’ont que l’apparence humaine. Sans âme, il ne sont que des animaux qu’il est normal de réduire à l’esclavage. Las Casas publie même clandestinement un ouvrage pour diffuser son point de vue auprès des nobles de la Cour : « La Brevísima Relación de la destrucción de las Indias »… Le livre fait scandale mais son objectif est atteint. Il meurent en 1566 à l’âge de 92 ans, un âge canonique pour cette époque. Il aura accompli douze fois la traversée vers le Nouveau Monde mais son combat n’était pas terminé… On ne peut nier que les missionnaires et autres religieux, par leur foi et leurs actions qu’ils ont théorisé sous le nom de « Théologie de la Libération », ont contribué à la survie de ces Indiens. Aujourd’hui encore, au Chiapas, ce n’est pas par hasard qu’on retrouve nombre de ces religieux dont le premier d’entreux, l’évèque Samuel Ruiz García, dans le combat pour l’émancipation des Indiens mené par le « Sous-commandant Marcos ». Ils n’ont pas oublié ce Bartholomé de las Casas qui a donné son nom à la capitale culturelle de l’Etat du Chiapas : San Cristóbal de Las Casas. »
A lire :

Histoire des Indes. – Bartolomé de Las Casas
Traduit de l’espagnol par J-P Clément et J-M Saint-Lu. – Seuil, trois tomes, 2002.

http://www.vivamexico.info/Index1/LasCasas.html

Ville coloniale impressionnante…

 » San Cristobal de las Casas est situé au centre de l’état de Chiapas, à 85 km à l’est de Tuxtla Gutiérrez, la capitale de l’état, dans une zone de climat tempéré et humide qui lui confère une température moyenne annuelle de 15° et des pluies pendant l’été.

Dans cette ville, une des plus belles du Mexique grâce à son harmonieuse composition urbaine, vous pourrez découvrir d’imposants bâtiments religieux comme la Cathédrale ou le Temple de Saint Domingo, ornés d’abondants détails de style baroque et de manufacture indigène, qui perpétuent l’héritage culturel des ethnies tzotziles, tzeltales et lacandones qui résident dans les alentours et dont vous pourrez également observer d’intéressantes collections d’objets d’usage quotidien, de l’artisanat et des pièces préhispaniques conservées par des institutions de longue tradition anthropologique et philanthropique comme le Museo Na Bolom ou le Centro Cultural de los Altos de Chiapas.

Dans les environs vous pourrez être témoin de l’ambiance magique qui entoure des localités comme San Juan Chamula, siège de l’un des carnavals des plus colorés et traditionnels de la zone et d’où vous pourrez réaliser un parcours au travers de zones d’une grande richesse naturelle comme la Réserva Écologique de Huitepec, où vous trouverez certains des meilleurs exemples de biodiversité de la région, ou l’Arcotete, qui possède des parois incroyables de plus de 30 m de hauteur et que vous pourrez descendre en rappel.

Le centre historique de San Cristobal de Las Casas est le point de rencontre de milliers d’histoires. C’est l’une des villes coloniales les plus impressionnantes et les plus belles du Mexique et, selon ses visiteurs, l’une des plus romantiques du monde, une ville magique. La richesse de cette ville réside dans sa diversité ethnique et sa tradition coloniale.

HISTOIRE
Seulement 83 Km de chemin sinueux séparent Tuxtla Gutiérrez de San Cristobal de las Casas. Ce court parcours suppose une inégalité de plus de 1500 m, ce qui implique passé des forêts caduques aux pinèdes, de la chaleur au froid. Il signifie aussi passer à d’autres paysages économiques, humains et culturels. San Cristobal est le cœur des Haltes. Diego de Mazariegos a fondé sa capitale, Ville Réelle, le 5 mars de 1528 sur les bords de la grande rivière, à des kilomètres de la capitale de Chiapas, en la transférant presqu’immédiatement le 31 mars la même année, à l’agréable Vallée de Jovel. Élevée rapide au rang de Ciudad Real, elle a reçu de Carlos V en 1535, l’escudo d’armes, et de Paul III dans en, le siège d’un évêché.

Le premier diocèse de Chiapas a été érigé le 1er mars de 1593 par sa sainteté Paulo III. Le premier évêque a été Don Juan d’Arteaga, mais est mort avant d’arriver à son siège. Dans son lieu a été consacré fray Bartolomé de las Casas, prêtre de l’ordre de Saint Domingo, missionnaire apostolique, c’est lui qui a commencé à lever des couvents et à fortifier les communautés religieuses de ce que les moines étaient infatigables par l’extension du royaume de Dieu.

San Cristobal de las Casas est une des villes coloniales plus belles du Mexique. Par le calme des rues flanquées de maisons avec de grands ailerons de tuile rouge, avec des cours pleines de fleurs, on découvre des monuments religieux avec influence d’art virreinal mexicain et de ce qui est d’Amérique centrale, ce qui lui donne un caractère frontalier particulier. Ils soulignent leurs esplanades et bâtiments des siècles XVI au XIX de styles plateresque, baroque et néoclassique.

Des indigènes des villages voisins arrivent à offrir sur les marchés bruyants de la ville, des textiles, de la céramique, des fruits et légumes. San Cristobal las Casas est en outre, la base pour visiter des communautés mayas proches. Sa population est de 132.317 habitants approximativement. »

http://www.luxuriousmexico.com/wwwluxuriousmexico/Luxurious%20Mexico/Products/FrenchProducts/ChiapasFRSanCristobal.html

La pilule "palliative" au viol…

radeau en pneus de camions(Photo de l’incroyable embarcation).

Dans un documentaire (Canal+ hier), relatif aux radeaux en pneus de camions (Mexique), le commentateur précisait que 80% des femmes se font violer, lors de leur trip pour gagner clandestinement les USA.

Elles prennent donc préventivement la pilule pour ne pas risquer d’être enceinte à la suite d’un viol…probable au cours de la traversée !

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 » Le marché noir des illégaux:

…L’immigration clandestine alimente un marché noir juteux. Des millions d’immigrants illégaux sont utilisés par les employeurs qui profitent de leur situation précaire au plan administratif. On a découvert récemment que le géant américain de la distribution Wal Mart a recours à de telles pratiques. Les travailleurs illégaux sont payés plus bas que les réguliers et n’ont pas droit aux mêmes avantages sociaux. Neuf immigrants illégaux ont osé poursuivre Wal Mart devant les tribunaux pour discrimination. Il y aurait, selon les chiffres américains, 10 millions d’immigrants illégaux aux États-Unis dont 7 sur 10 sont originaires du Mexique. Sur les 10 millions d’illégaux aux États-Unis, 5 millions occupent des emplois sous payés dans les secteurs les plus durs de l’industrie, des services ou de l’agriculture.

En Italie, en Russie, en Turquie, au Maroc, en Algérie, au Mexique : les passeurs exploitent les candidats à l’exil. Pour les trafiquants, les êtres humains sont une marchandise à transporter comme l’est la drogue. Le transport par petites embarcations coûte de 4000 à 5000 dollars. Par avion, et avec de faux documents, passeports, visas d’immigration, cartes d’identité, de 10 000 à 30 000 dollars.

Pour les réseaux mafieux, le trafic d’êtres humains est particulièrement lucratif, surtout dans les pays qui sont devenus les plaques tournantes des immigrations illégales, comme l’Italie, la Turquie et la Russie ou le Maroc et la Libye. Tous les services de police occidentaux affirment que les organisateurs des migrations illégales appartiennent à des bandes organisées généralement liées au trafic de drogues et d’armes. On estime même que les passeurs gagnent plus d’argent dans la contrebande d’êtres humains que dans le trafic de drogues et leurs réseaux sont toujours mieux rôdés.
Un marché qui rapporte bon an mal an jusqu’à 10 milliards de dollars américains »…

http://points.telequebec.tv/sujet.aspx?EmissionID=73

L’humanité progresse…grâce aux femmes …

Par Laurence Théault :

« La prostitution gagne les bancs de la fac. Avec la crise économique, de plus en plus d’étudiantes ont du mal à financer leurs études, d’où pour certaines le recours à la prostitution. »

Source RFI
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Par RFI :

 » Il y a cinq ans, les proxénètes femmes ne représentaient qu’un quart des professionnels su secteur en Belgique. Depuis peu, leur nombre a explosé selon la police fédérale belge.

Plus persuasives, faisant étalage de leur tapageuse prospérité pour convaincre les plus réticentes, elles sont aussi moins facilement repérables sur le terrain que leurs collègues masculins.

Elles se retrouvent souvent à la tête de réseaux de prostitution : les filières nigériane, chinoise et thaïlandaise sont organisées ici à plus de 90% par des femmes. Dans ces réseaux là, les seuls hommes sont les clients.

Autre constat, les violences physiques contre les prostituées sont en baisse significatives. Les femmes proxénètes manipulent volontiers les pressions psychologiques, disent encore les policiers belges.

Autre évolution notable après quelques saisons au service de femmes proxénètes, les prostituées gérées par celles-ci sont régulièrement autorisées à s’installer à leur propre compte. Leur passé souvent récent de victime s’en trouve gommé, ce qui réduit considérablement le nombre de plaintes.

Le dernier réduit des méthodes à l’ancienne, dominé par des hommes, ce sont ici les milieux albanais et roumain. »

http://www.rfi.fr/europe/20100805-belgique-plus-plus-femmes-tete-reseaux-prostitution

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Il n’y a pas à dire: le sort des femmes progresse, partout dans le Monde:##:

Un homme en colère…

 » Les Noirs n’avaient pas d’âme »…

 » L’Eglise, la chrétienté et l’ esclavagisme

Vous avez déjà pu lire dans ce site http://www.chretiens.at que les Chrétiens et en particulier le Pape ont supporté l’esclavagisme, la traite des noirs et leur déportation, et que le Pape supposé infaillible a longtemps proclamé que les noirs n’avaient pas d’âme.

Vous avez également lu que des rois catholiques, comme Louis XIV de France, ont instauré des codes noirs dans lesquels il est stipulé que la conversion des esclaves à la Religion Catholique Apostolique Romaine – obtenue par la force si nécessaire – est une obligation, c’est un ordre, une loi impérative… punissable par les sanctions de l’époque, allant jusqu’à la « peine de mort ».

Mais la responsabilité de cette Eglise va plus loin que cela, le Vatican est, en quelque sorte, à l’origine de l’esclavagisme moderne, l’esclavagisme à grande échelle.

Cet esclavagisme moderne – la traite moderne des noirs – a commencé un demi siècle avant que Christophe Colomb ne traverse l’Atlantique, en 1492, exactement. Voici comment : en 1441 le marin portugais Antam Goncalvez débarquait les premiers européens sur la côte ouest de l’Afrique, près de Cap Bajador, au sud du Sahara.

Goncalvez découvrit là une « marchandise » dont il pensait qu’elle pourrait plaire à son roi. Sa décision fut aussitôt prise : il captura 10 noirs, les transporta vers Lisbonne. Le Portugal était alors gouverné par Henri le Navigateur, Prince et membre de la dynastie portugaise catholique chrétienne, aux ordres de Rome ; Goncalvez lui offrit en cadeau sa « marchandise ».

Ce trésor – ces 10 noirs capturés – plut tellement au Prince Henri qu’à son tour il en fit immédiatement cadeau au Pape Eugène IV. En retour le Pape donna au Prince Henri le titre de propriété de toutes les terres à découvrir à l’Est de Cape Blanco, un point situé sur la Côte Ouest à peu près 300 miles au-dessus du Sénégal !

Dès lors, une nouvelle ère commença dans l’histoire de l’humanité, l’ère de l’esclavagisme !

La découverte du potentiel commercial énorme qu’offrait la traite des « nègres » était une opportunité que la nouvelle anthropologie religieuse ne pouvait pas laisser échapper d’entre les griffes de Rome… car la papauté, qui venait de goûter à une grande hausse de ses richesses grâce aux croisades, devenait de plus en plus exigeante au niveau de son accumulation d’argent.

Lesquelles croisades venaient d’établir, par les faits, que des guerres conduites dans et pour les intérêts du Saint Siège étaient toujours justes et que les fruits de ces guerres étaient bons, et par conséquent que toutes ces entreprises étaient « saintes » ! Ainsi, d’après la mentalité des croisades – et celle des croisés – l’anthropologie religieuse coloniale de l’Eglise Catholique, comme toute l’anthropologie chrétienne du moment, ne s’opposait nullement, ni à l’esclavagisme ni à la traite des noirs, bien au contraire, elle prônait que c’était une entreprise « Sainte », qu’il fallait la réaliser au nom de Jésus Christ, le Seigneur et Sauveur !

A cette époque il n’y avait sur la Terre, aux yeux de l’Eglise, que deux sortes de gens, à savoir : les Chrétiens, et les païens. Toute personne non chrétienne était païenne. En plus, les Chrétiens européens étaient « saints » et « civilisés » tandis que les noirs, eux, n’étaient que des « païens », des « sauvages » sans âme, possédés par les démons, par le diable. Tuer l’un d’eux équivalait à abattre une bête sauvage.

Deux ans après la chute de Constantinople en 1453, le Pape Nicolas V autorisa officiellement le roi du Portugal, non seulement à faire de tous les sarrasins « noirs » (donc « païens ») des esclaves et à saisir leur terre, mais aussi à faire subir le même traitement à tous les ennemis du Christ !

Au XVème siècle les choses vont encore s’aggraver, une nouvelle forme d’esclavagisme va naître, cautionnée par des motivations religieuses : une idéologie religieuse qui prétend affirmer que l’humanité de quelqu’un dépend directement de sa religion. En même temps, les motivations religieuses d’expansion coloniale vont être animées d’une quête de pouvoirs et de richesses, accompagnée d’un racisme ouvert. Voyons un extrait de ce que le Pape Nicolas V formulait dans une « bulle » spécialement consacrée à ce sujet »…

Pour lire tout l’article passionnant: http://autreversion.info/L’Eglise,%20la%20chr%E9tient%E9%20et%20l’%20esclavagisme.htm

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« A cette époque il n’y avait sur la Terre, aux yeux de l’Eglise, que deux sortes de gens, à savoir : les Chrétiens, et les païens. Toute personne non chrétienne était païenne. En plus, les Chrétiens européens étaient « saints » et « civilisés » tandis que les noirs, eux, n’étaient que des « païens », des « sauvages » sans âme, possédés par les démons, par le diable. Tuer l’un d’eux équivalait à abattre une bête sauvage. »

Les « ancêtres » des… »Fous de Dieu » modernes: les islamistes radicaux ?