Mada: wait and see …

L’Express de madagascar- 20novembre 2010

 » Le chef d’état-major de l’armée privilégie les discussions avec les officiers retranchés à la BANI pour éviter les affrontements militaires »…

 » Des bombes incendiaires ont été lancées à Anosy et à Ambohijatovo-ambony hier. Un membre du CST a été pris pour cible.

L’attentat à la bombe incendiaire devient monnaie courante, du moins dans la capitale. Hier, deux véhicules en ont fait les frais à Anosy et à Ambohijatovo-ambony »…

…  » Le gouvernement a invité hier les civils habitants dans la caserne de la BANI et la population environnante à quitter les lieux momentanément. L’annonce a été faite avant la venue du général André Ndriarijaona pour discuter avec les officiers retranchés dans la caserne.

Ce qui a provoqué une certaine panique parmi la population civile et les écoles ainsi que les magasins ont été fermés, à la suite de l’appel.

Toutefois, les badauds et certains partisans des mouvances des trois anciens présidents n’ont pas voulu rater une hypothétique opération armée et ils ont été dispersés par du gaz lacrymogène. Le général André Ndriarijaona a présenté cette décision comme une mesure préventive. Il a jugé indispensable l’initiative « pour éviter d’éventuels incidents ».
Iloniaina Alain

Tentative de coup d’état à Mada ?

Vendredi 19 novembre.
l’Express de Madagascar :

Transport aérien : l’armée quadrille l’aéroport d’Ivato.
 » Un dispositif de sécurité important est mis en place dans et aux alentours de l’aéroport d’Ivato. Les arrivées et départs d’avions continuent normalement.

Effervescence inhabituelle ,hier à l’aéroport international d’Ivato. L’Aviation civile de Madagascar (ACM) a décidé d’interpeller les militaires pour renforcer la surêté de l’infrastructure et sécuriser le bon fonctionnement des vols. Des éléments du Groupe d’intervention spéciale de la gendarmerie (GSIS) lourdement armés, ont été aperçus dans plusieurs endroits stratégiques de l’aéroport. Cette situation a entraîné une certaine panique chez les passagers et le personnel des différentes sociétés en service à Ivato. Mais tous les vols internationaux, régionaux et nationaux se sont déroulés normalement. « …

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… » Le pays est plongé dans une grave crise politique depuis décembre 2008, au moment où Andry Rajoelina, alors maire de la capitale Antananarivo, avait mené une fronde contre le très impopulaire président Marc Ravalomanana. Sous la pression militaire et populaire, ce dernier avait fini par remettre le pouvoir à un directoire militaire, en mars 2009, qui l’avait ensuite confié à Andry Rajoelina…

Le mécontentement des Malgaches est accentué par un taux de chômage croissant et une situation économique catastrophique. Le pays, l’un des plus pauvres du monde, s’enfonce dans une crise économique persistante depuis que les bailleurs de fonds (Union européenne, France, Etats-Unis, ONU…) ont suspendu leur aide, après la prise de pouvoir d’Andry Rajoelina en 2009…

Il y a une très grande lassitude chez les Malgaches, rapporte Franck Ramarosaona. Je crains une nouvelle crise, aussi violente que celle de 2002 [qui avait fait une centaine de morts lors des émeutes qui avaient éclaté au moment de la présidentielle] ».
Source France24

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« Alors que les Malgaches sont appelés à voter, des officiers affirment avoir pris le pouvoir.

La situation politique s’est tendue sur l’île de Madagascar mercredi, alors que ses habitants sont appelés à s’exprimer via un référendum sur la nouvelle Constitution.

Une mutinerie d’officiers
Un groupe d’officiers a ainsi affirmé mercredi avoir renversé le régime d’Andry Rajoelina dans l’après-midi. « A partir de maintenant, toutes les institutions existantes sont suspendues, et c’est un comité militaire qui va gérer les affaires du pays », a affirmé le général Noël Rakotonandrasana, ancien ministre des Forces armées limogé le 7 avril dernier, et à la tête de cette mutinerie.

Accompagné d’une vingtaine de soldats, il s’est exprimé depuis un camp militaire proche de l’aéroport d’Antananarivo, à une quinzaine de kilomètres de la capitale Antananarivo. »
Source Europe1.fr avec AFP – Publié le 17 novembre 2010.

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Tout peut arriver lors d’un voyage, même un coup d’état 😉 !

Les nouvelles qui circulaient à Ambatoloaka, ce midi:

Ces militaires se seraient retranchés dans la caserne située près de l’aéroport de Tananarive et le gouvernement malgache aurait demandé d’évacuer les femmes, les enfants et les employés de la base…

Les touristes espèrent que l’aéroport proche ne sera pas « touché » par ces évènements

"Parole fragile ou farce"…

José Mário Rodrigues*

Je suis celui qui a besoin de la parole
surtout de celle qui entre des nuages et des doutes
devient muette.

Je suis celui qui a besoin
d’écouter le son
retenu
dans l’espace qui va de mon corps
à ton corps

Je suis celui qui est venu de la montagne
Même sans être jamais allé à la montagne
Entre aller et venir
il y a une distance à peine imaginaire

De temps en temps
se répète en moi
l’abime qui nous construisons pour nous condamner
et même comme ça
je suis celui qui a besoin de la parole
fragile ou farce
du son qui me fouette et m’embrase.

bouquet pour ma Princesse

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… » je suis celle qui a besoin de la parole
fragile ou farce
du son qui me fouette et m’embrase  »

Merci Princesse…

PS- * Poète brésilien – Com d’une amie/blog

Le tourisme sexuel…

« Tourisme sexuel

Vidéo spot TV de l’ACPE:

 » Les touristes qui se permettent de transgresser la morale et les lois de leur pays à l’étranger n’ont pas de profil type mais forment quand même un groupe, fût-il hétérogène. Ils profitent d’un voyage à l’étranger pour accomplir leurs fantasmes. On connaît les alibis que donnent ces amateurs de plaisirs exotiques tarifés :  » Là-bas, ce n’est pas pareil : ils nous aiment vraiment.  » Ou bien :  » Chez eux, la sexualité est une chose naturelle.  » Et encore :  » Grâce à nous, ils mangent à leur faim.  » Tristes justifications… surtout lorsque l’on sait que, la plupart du temps, ils ne se soucient pas de savoir si la personne qu’ils s’offrent est majeure ou non, consentante ou pas. Parfois même ils profitent de l’absence de législation protégeant les mineurs dans le pays.
Évidemment, tourisme sexuel et pédophilie ne sont pas synonymes mais, dans un pays en voie de développement, les touristes sexuels s’adonnent souvent à des relations sexuelles avec des adolescents ou des enfants. On parvient toutefois à distinguer 2 types de clients :

Le touriste sexuel  » occasionnel  » : un quidam
Premier lieu commun qui se révèle faux : les amateurs de tourisme sexuel ne sont pas uniquement des personnes ayant des pratiques sexuelles  » déviantes  » en temps normal ; hommes, femmes (4 % des clients), parfois couples, d’apparence « bien sous tous rapports » se paient du bon temps sans honte. Ces touristes, d’un genre bien particulier, sont souvent des quidams qui, le temps d’un voyage, se laissent tenter par une offre appétissante et très bon marché. Ils profitent d’une opportunité qui leur est proposée et qu’ils ne rechercheraient sans doute pas dans leur propre pays. Nombreux, aussi, sont ceux qui se laissent tenter après avoir abusé d’une boisson alcoolisée ou lorsqu’ils sont sous l’emprise d’une drogue.
Concernant leur profil, Le Nouvel Observateur publiait en août 2000 une étude menée par Scotland Yard. La clientèle est composée à 96% d’hommes, 73% étant de race blanche, 75% mariés et 91% se disant croyants ( !). Ils ont souvent un métier respectable et parfois même des enfants pour lesquels ils sont de bons pères. Bref, monsieur-tout-le-monde à la recherche de nouveaux plaisirs, qui se croit tout permis tant il est puissant grâce à son argent.

Le touriste sexuel  » assidu  » : un pédophile régressif
Dans les pays du tiers monde, certains touristes ont des relations sexuelles avec des enfants. Ce type de clients, plus nombreux qu’on peut le penser, est composé de pédophiles dits régressifs dans la mesure où ils ne s’intéressent pas habituellement aux enfants. Ils y arrivent à un moment donné de leur vie où leur activité sexuelle ne les comble plus et où ils cherchent à la pimenter du goût de l’interdit. Par dessus tout, ce qui pousse ces hommes à profiter de personnes très jeunes, c’est la quasi-assurance d’être protégé contre le sida (ce qui est faux : voir plus haut) et le besoin d’exercer une domination sexuelle. Diverses raisons à cela, notamment afin d’augmenter une capacité érectile défaillante, expliquait la psychosomaticienne Suzanne Képès au Nouvel Observateur.
Parmi ces pédophiles, 10 % seulement (toujours selon Le Nouvel Observateur) le sont habituellement, voyageant à seule fin d’avoir des relations sexuelles avec des mineurs non pubères. Le reste des clients d’enfants prostitués sont des pédophiles locaux ; en Asie, les relations sexuelles avec des enfants seraient en effet une preuve de virilité prisée.

Bien que l’on puisse clairement distinguer ces deux types de clients, tous profitent et abusent de la faiblesse morale et financière de leurs victimes. Avec l’argent, ils s’offrent en effet des êtres qu’ils ne pourraient obtenir dans leur pays. Ils franchissent les frontières, ils franchissent les limites…  »
Source Routard.

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Article paru dans l’Express de Madagascar http://www.lexpressmada.com
Date : 30 avril 2010
Auteur : Stephane Solofonandrasana

« La lutte contre le tourisme sexuel est un combat de longue haleine. Beaucoup d’auteurs de ce crime échappent à la justice malgache.
Des efforts restent à faire. Les auteurs du tourisme sexuel bénéficient encore de l’impunité. Aucun n’a encore été arrêté, malgré les efforts déployés depuis des années. Le gouvernement malgache entend intensifier la lutte, par l’application de la loi et les conventions, dont celle signée à Paris en mars 2010 « …

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Sur TF1 l’émission de reportages « Enquêtes et révélations » a diffusé :
« Madagascar : enquête sur le scandale du tourisme sexuel français » :

 » Ile paradisiaque, Madagascar accueille chaque année 400 000 touristes, dont une majorité de Français, amoureux de plongée, de nature préservée, et désireux de découvrir un écosystème unique au monde. Mais c’est aussi une île rongée par la misère, classée avant-dernier pays le plus pauvre au monde par la Banque mondiale, et devenue une destination prisée des touristes sexuels. Ainsi, à Nosy Be, îlot de rêve situé au nord de Madagascar, des milliers de Français débarquent chaque année dans l’unique but de profiter de jeunes filles qui vendent leur corps moyennant quelques euros. Comment est-ce possible ? Pourquoi les autorités ferment-elles les yeux ? L’équipe a recueilli le témoignage de quelques touristes et de jeunes Malgaches, poussées par la misère à se prostituer pour trois fois rien, dans un silence général aberrant.  »

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« Avec l’argent, ils s’offrent en effet des êtres qu’ils ne pourraient obtenir dans leur pays. Ils franchissent les frontières, ils franchissent les limites…  »

De braves « pères de famille » et de « respectables » grands-pères, s’achètent de la viande à sexe, sans AUCUNS remords …

A vomir !

PS- Et nous serions mortes d’envie -d’après Freud- de posséder un tel engin à la place de notre super « minou » capable de donner la vie ?

lien – http://www.youtube.com/watch?v=mYolqxmAMkk&feature=player_embedded

L’art "Zafimaniry", le valiha, le papier "Antemoro"…

La langue malgache :

 » Poétique et musicale, le malgache serait issu du Maanjan, langue indonésienne parlée prés de Bornéo. De nombreux mots d’origine bantoue entrent dons la composition de termes concernant l’élevage.
L’arabe s’est également infiltré dans cette langue, les mots sont souvent très longs, le français, très utilisé pendant la période coloniale, reste toujours très répandu.

L’ArtisanatQue ce soient les objets usuels de la vie de tous les jours, mais aussi les jeux, les instruments de musique ou les objets ornementaux à caractère sacré ou artistique, l’artisanat malgache est riche en matières naturelles… La faculté de tirer parti de son environnement y a engendré une multitude d’objets aux formes et aux couleurs originales. Aujourd’hui le phénomène mondial du retour à la nature et aux matériaux authentiques place Madagascar parmi les pays à fort potentiel artisanal.

Le papier  » Antemoro « 
C’est un papier fabriqué selon les anciens procédés « Antemoro » redécouvert au début du siècle par Pierre Mathieu qui avait créé une entreprise à Ambalavao, toujours en fonctionnement. Entièrement réalisé à la main et séché « au clair de lune », le papier est de couleur blanc écru. Relativement épais et granuleux, on y incruste parfois des fleurs séchées très décoratives. Son utilisation couvre la reliure, les papiers à lettres, enveloppes, les abats jours, la tapisserie.

L’art  » Zafimaniry « 
Cet art est lié au groupe ethnique « Zafimaniry » qui vit dans une région de forêts, au sud-est d’Ambositra. Réputés pour leur travail sur bois, les Zafimaniry réalisent traditionnellement de nombreux objets usuels comme des coffres en bois sculptés, des boîtes à miel, leurs cases et volets ouvragés, sarbacanes, etc. Ambositra, petite ville où se sont implantées depuis le début du siècle des missions religieuses ont favorisé l’émergence d’un artisanat plus commercial avec la production en atelier de statuettes, jeux d’échecs, meubles et autres sculptures sur bois.

Les objets en fer-blanc
Le métier de ferblantier a chez nous malheureusement disparu ? Pourtant à Madagascar, au vu des besoins locaux, la récupération et la transformation est intégré dans l’économie. Une pléiade d’objets sont fabriqués à partir de tôles de récupération, et de boîtes de conserves. Arrosoirs, gobelets, bidons, becs serveurs, mais aussi, jouets, maquettes, qui reproduisent les taxis-brousse locaux, jeep et autres automobiles et motos.

Les instruments de musique
De nombreux instruments traditionnels sont encore utilisés au cours des fêtes et cérémonies. Ils sont fabriqués essentiellement à partir de cuirs, bois, bambous. On peut citer le Valiha, instrument à corde composé d’un corps en bambou et de multiples cordes tendues autour du corps. Les nombreux modèles de tambours, de cithares et autres flûtes. Des « djembé » de qualité sont fabriqués localement par des spécialistes des percussions.

Les vanneries
Une multitude d’objets utilitaires sont fabriqués dans toute l’île à partir de fibres végétales, tels le raphia, le jonc, les palmes de « satrana » (palmier) ou de cocotier. Les utilisations pratiques ne manquent pas, parmi lesquelles on peut citer les couvertures de toiture, les cloisons d’habitation, les chapeaux, les paniers, les nattes de toutes couleurs et de toutes formes, etc.

Les pierres
Le sous-sol de la Grande Ile renferme de nombreux minéraux et leur exploitation reste en grande partie artisanale. Les lapidaires transforment les blocs de pierres brutes provenant de la « brousse » en de nombreux objets décoratifs. Boules, cendriers, œufs polis ou bien tranches de bois silicifiés. L’exportation des pierres est soumise à une autorisation préalable délivrée par le ministère compétent
La liste des produits artisanaux malgaches est très longue, mais on peut citer également : Les batiks et la peinture sur soie, les broderies sur tissus (nappes, rideaux, etc) Les parasols et les ombrelles, etc

Arts
A Madagascar ,l’art est pratiqué au quotidien, aussi bien en littérature que dans les arts plastiques ou la musique; la littérature orale, comme les contes et légendes qui expriment les mythes sur lesquels reposent tout un système de valeurs et de croyances qui ont franchi les siècles, a un aspect éducatif et moral centré sur le
fondement de la société malgache, notamment sur le respect des ancêtres. Vous trouverez des galeries de peinture à Antananarivo qui seront certainement vous séduire de par le talent des artistes qui exposent leurs œuvre (demander la galerie L’Atelier ).

Musique et chansons
La musique traditionnelle est le  » Hiragasy’, des disques de chansons populaires très belles et très agréables pour l’étranger, avant de partir vous pouvez déjà passé par le rayon Fnac de votre ville (Justin Vali, Ninie Doniah, Poopy, Henri Ratsimbazafa …), à Madagascar, dans les grands magasins à Tana ou sur les marchés à de très bons prix.
Au niveau instrumental, on trouve également plus de 150 instruments de musique différents, essentiellement à corde, le plus connu est le  » Valiha « , Valihavolo :guitare sur tuyau, vahila vero :guitare en radeau, Jejilava : Arc musical, Jeji :guitare sur bâton , rorovary : guitare sur caisse, Raloba : Hochet en radeau, Kaiamba : Hochet à 2 nœuds , Aponga tapaka : Tambourin coupé , et les djembe : tambourins creusés dans le bois dont on a recouvert le dessus d’une peau de zébu tendue. »

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le valiha ?

L’ambassadeur de la vali

 » Sa rencontre avec le musicien producteur iranien Sir Ali dans la capitale française lui offre sa première opportunité discographique : « Rambala ». Il y conjugue tous les styles de l’île tout en mettant en valeur « l’âme » de chacun, une promesse faite à ses aïeux. On y trouve par exemple « Izahay Sy Malala », une valse malgache qui évoque un roi du XVIIIè siècle. Ce dernier, le premier pianiste de l’île (l’instrument fut offert par la Reine d’Angleterre) rassembla diverses traditions vocales de l’île et créa les premières fusions euro-malagaches. « Vaqu’sauv » est une forme de rap très ancien utilisant le kabossy/ « Dada be » mêle vali et guitare acoustique , valorise le salegy et privilégie les styles de Toamasina et Antananarivo.
L’année 1991 le révèle à un public français plus large : outre sa participation au Mela de Bordeaux, il anime au sein du festival Africolor de St Denis trois formations et fait un duo avec Emeline Michel, une chanteuse haïtienne aux accents jazzy. Passionné de fusion, Justin Vali travaille également avec des musiciens comoriens, le joueur de luth Mohamed Khan et l’anglaise Kate Bush. Son « Justin Vali Trio » acoustique et très swing avec Tao Ravao (kabosse) et Dudu (guitare et voix) remporte un franc succès aux Etats-Unis, au Canada et au Japon en 1992. »
Nago Seck.

Zanahary, le dieu créateur.

 » La croyance traditionnelle sur l’île est celle qui admet l’existence d’un seul Dieu omniprésent, le Dieu Créateur Zanahary ou Andriamanitra , dit le Seigneur parfumé .

Cependant, Madagascar porte un culte beaucoup plus important à leurs ancêtres défunts et se rattachent plus facilement aux ancêtres divinisés appelés « Razana ». Ce culte est une célébration de la science de la vie et serait défenseur de la vie sur la terre, matérielle et spirituelle.
Le dieu « Razana » est invoqué à toutes les grandes occasions de la vie : mariage, construction d’une maison ou d’une pirogue, naissance d’un enfant, etc. A ces occasions, on lui offre en sacrifice des animaux (poulets ou zébus) ou des aliments (rhum, miel, etc.).

Selon la croyance malgache, certains sinistres comme les accidents ou les maladies seraient les conséquences d’un manquement au culte des ancêtres. Ce serait un châtiment infligé par exemple à ceux qui auraient violé un « fady » (tabou). Les ancêtres garderaient leur individualité et leurs attaches familiales. Leur pouvoir est révélé à travers les « ordres sacrés » qui dictent l’organisation politique, culturelle et médicale de la famille ou de la communauté.
L’importance de ce culte voué aux ancêtres explique l’ampleur de l’art et des rites funéraires dans certaines régions.

Les autres religions à Madagascar
En dehors de la religion traditionnelle, Madagascar compte environ 40% de chrétiens qui se répartissent à travers 4 grandes églises ainsi que 200 000 musulmans, implantés principalement sur la cote Ouest et dans la capitale. Les musulmans représentent environ 10% de la population malgache.

Le christianisme
Si l’évangélisation a été réussie à Madagascar, cela est dû en grande partie à la souplesse des missionnaires européens qui ont réussi à adapter la religion chrétienne à celle des malgaches, fondamentalement monothéiste. Les deux religions s’associent grâce à des similitudes comme notamment la résurrection du Christ qui peut facilement être admise pas les malgaches croyant en une mort sans ruptures mais par une transition vers une autre vie.
La religion protestante domine les Hautes Terres alors que la religion catholique règne dans les régions côtières. Cette schématisation semble simpliste, mais elle est le fruit de l’implantation des différents missionnaires français et anglais dans les différentes régions de Madagascar. Dans certaines villes importantes comme Antananarivo et Fianarantsoa, les deux religions cohabitent parfaitement et le paysage est ponctué de clochers d’églises avoisinant ceux des temples.

L’animisme
Inspiré des rites orientaux, l’animisme est à vrai dire la religion des ancêtres. C’est à ce titre que même les chrétiens s’y attachent.

L’islamisme
Importé par les marchands arabes, il s’est considérablement dilué dans la civilisation malgache construite par des apports de tous horizons.

Les rites malgaches
Les rites funéraires en Imerina : le défunt est lavé, habillé et enveloppé d’un linceul traditionnel, en soie, le « Lamba Mena ». Après avoir été exposé quelques temps à ses proches, il est mis en bière et transporté jusqu’au tombeau. Ce transfert est l’occasion d’un dernier voyage sur les propres terres du mort.
En pays Mahafaly et Antandroy, la cérémonie peut durer plusieurs jours et son importance variera selon la richesse du défunt. Le rite débute par le transport du cercueil. Il est porté par des hommes qui dansent sur un rythme saccadé alors que les femmes les accompagnent en battant des mains. Porté au tombeau et enterré, un monument est ensuite élevé à la mémoire du défunt.
Cette cérémonie se déroule sur plusieurs jours accompagnée de sacrifices d’animaux dont le nombre augmente selon la richesse du défunt. Ce sont quelquefois des centaines de têtes qui feront l’objet du sacrifice.

Les croyances
La mort
La mort, pour la religion traditionnelle malgache, marque le passage du rang d’être humain au haut rang de Razana. Trois cérémonies importantes accompagnent la mort.
Il s’agit des funérailles, du ‘Famadihana’ (exhumation) et des sacrifices.
Le Famadihana ou retournement des morts : ce n’est pas une simple tradition, mais entre dans le domaine profond de la culture malgache. L’objectif est de ‘rapatrier’ les descendants d’une même lignée dans un même environnement, voire dans un même caveau. Cette cérémonie festive est l’occasion de purifier un défunt en lui changeant son linceul.
Ce rituel se fait selon un ensemble de rites précis : le corps du défunt est exhumé du tombeau puis enveloppé dans une natte. Il est ensuite porté par deux hommes alors qu’un procession de proches suit le corps en chantant et en jouant de la musique. Après avoir reçu des onctions de miel, de tabac, de riz ou d’alcool, le défunt est ensuite enveloppé dans un nouveau linceul.
La coutume veut qu’on fasse ensuite tourner le corps cette fois autour du tombeau avant de le redéposer dans son caveau. La cérémonie est clôturée par un discours en mémoire du mort et à la destinée des vivants.

Les fady
‘Fady’ peut se traduire par tabou. L’autorité de ‘Razana’ est dictée à travers des ordres qui s’accompagnent des ‘fady’. Enfreindre un fady équivaut donc à se rendre coupable envers les ancêtres. De nombreux interdits se créent en fonction de chaque personne selon son sexe, son appartenance familiale ou communautaire, selon le lieu (espace) et la période (le temps).

Le fomba (la coutume)
L’usage peut au fil du temps dériver sur une tradition. Or, s’opposer à la coutume entraînerait un châtiment de la part des ancêtres. La coutume veut par exemple qu’avant de boire ou de partager une boisson au cours d’un évènement on verse en guise d’offrande aux ancêtres un peu d’alcool sur le sol (symbolisant la terre).

La Famorana
La circoncision des garçons malgaches dès leur jeune âge, est l’héritage des croyances hybrides hébraïques et animistes. Elle se pratique à l’hôpital ou à la maison familiale par un médecin agréé quelle que soit l’ethnie ou la religion d’appartenance.
Cette manifestation se fait généralement dans une ambiance festive.
L’opération de circoncision est indispensable à la virilité de tout enfant pour qu’il assure la postérité. »
Source Terre Autentik

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M. G. Grandidier- « A Madagascar croyances et coutumes »:

 » Le dieu suprême était trop grand, trop haut, pour se soucier des multiples et infimes besoins de ses créatures et ils ne s’estimaient pas autorisés à entrer en relations directes avec lui…

A Madagascar, il n’y avait ni temples, ni idoles, ni même à proprement parler de prêtres »…( Source Persée).

Pendant ce temps, ailleurs, des HOMMES s’étaient proclamés fils de Dieu ou prophète, etc, et avaient commis le sacrilège de…PARLER au NOM de DIEU (!), pour pourrir la vie de millions de femmes dans le Monde !!!

Ainsi va le monde des religions, toutes INVENTEES par des… MECS !

PS-  » Le Famadihana ou retournement des morts « …

Pour moi ce sera un retournement des… cendres 😉

Hiragasy: " l ‘opéra traditionnel de Madagascar "….

Vidéo ( Si écran noir insister en cliquant dessus!)

 » A Madagascar, le spectacle le plus populaire est le hira gasy. C’est l’opéra traditionnel malagasy, un spectacle moralisateur mêlant chansons, musiques, danses et discours. »
madamaki.com

 » Le hira gasy peut ainsi être utilisé comme un moyen de lutter contre le sida, etc… »

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Hiragasy (by lemurbaby) :

 » Le hiragasy est une tradition malgache qui remonte au moins à plusieurs centaines d’années et est toujours pratiquée avec régularité dans les Highlands.
A l’origine il servait à diffuser les décrets des princes parmi ses villages; aujourd’hui, deux ou trois troupes concurrentes de différents villages ou quartiers de la ville répandent à l’extérieur pendant cinq heures et le dimanche pendant la saison sèche à la concurrence dans la musique, la danse, et moralisateur.
Chaque équipe a un moralisateur, généralement un homme âgé avec une commande de prêt de «kabary» (proverbes), qui entre chanson / numéros de danse va se lever et parler au public sur la vie, la politique ou autre tandis que les spectateurs répondent avec enthousiasme à ses points (on se croirait dans une église!).
Les hommes et les femmes chantent a capella dans un cercle tournant face au public, parfois accompagnée d’out-of-tune trompettes, clarinettes, sodina (flûtes en bois), des violons, et bien sûr les énormes tambours de style européen qui sont battu aux points clés de attirer l’attention sur les mots de moralisateur. La victoire des équipes est basée sur la réponse du public.
Les danseurs ont tendance à réaliser quelque chose qui ressemble à Kung Fu, un rappel pour les années 1980 lorsque des arts martiaux a été chaude et les équipes d’autodéfense de jeunes hommes ont utilisé leurs compétences Kung Fu pour protéger les commerçants Merina de gangs violents fidèles au président Ratsiraka côtières. Les interprètes sont habillés de vêtements à la fin de siècle, de style 19e, comme ce fut le style au moment où la redevance a été renversée par les Français et Madagascar a perdu son indépendance politique et culturelle. »
Photographer’s Note.
Source Trekearth.

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…Ou la joie de vivre ?

Le bonheur de partager dans la bonne humeur ?

Une façon ludique d’enseigner des « fondamentaux » sociaux, locaux ?

Célèbre poète malgache tourmenté…

Joseph Rabearivelo( photo couleur sépia )

Parce que cette vie est pour nous trop rebelle

Et parce que l’abeille a tari tout pollen,

Ne plus rien disputer et ne plus rien attendre,

Et couché sur le sable ou la pierre

Sous l’herbe fixer un regard tendre

Sur tout ce qui deviendra quelques jours des gerbes.

J.J. Rabearivelo.

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Terak’andro

Efa nahita ny mangiran-dratsy mangalaboankazo
tany amin’ny tanimbolin’ny alina va hianao ?
Inty izy miverina avy any,
eny amin’ny lalankely atsinanana
rako-tenina mivelatra :
misoliti-dronono ny tenany manontolo,
toy ny an’ny zaza nobiazin’ny omby taloha ;
ny tànany mitondra fanilo
dia mainty manga toy ny molo-jazavavy
mitsako voarohy.

Milefa tsirairay eo anoloany
ny vorona nofandrihany.

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Naissance du Jour

Avez-vous déjà vu l’aube aller en maraude
au verger de la nuit ?
La voici qui en revient
par les sentes de l’Est
envahies de glaïeuls en fleurs :
elle est toute entière maculée de lait
comme ces enfants élevés jadis par des génisses ;
ses mains qui portent une torche
sont noires et bleues comme des lèvres de filles
mâchant des mûres.

S’échappent un à un et la précèdent
les oiseaux qu’elle a pris au piège.

Jean Joseph Rabearivelo

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…[  » 5h02, je vais boire. C’est bu…Mary. Enfants. A vous mes pensées, les dernières…J’avale un peu de sucre…Je suffoque . Je vais m’étendre… »

L’effet foudroyant du cyanure ne tarde pas à réagir. Acta est fabula (la pièce est jouée). Suit un mot informe, inachevé…

…Le poète de son vivant a toujours été fasciné par la mort. On le ressent bien dans ses écrits: « Presque-Songes, Traduit de la nuit, Chants pour Abéone »

…L’obsession de la mort a fini par avoir raison de lui.]

Mamy Rakotomanga-Avec la collaboration de Daniel Raherisoanjato Enseignant-Chercheur
à l’Université d’Antananarivo.
Source Curiosités de Madagascar.

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Madagascar à l’UNESCO : du journal intime de Rabearivelo à la performance de Ny Malagasy Orkestra -4 juillet, 2010.

« Les calepins bleus » de Rabearivelo : Le journal intime devient public.

[ Il y a 73 ans, le 22 juin 1937, disparaissait à l’âge de 36 ans, Jean Joseph Rabearivelo, l’un des plus célèbres poètes que la Grande Ile ait jamais connu au 20e siècle. Issu de la caste noble des Zanadralambo d’Ambatofotsy, il s’est distingué par la précocité de son talent littéraire et sa parfaite maîtrise de la langue de Molière. Premier Malgache à avoir inscrit son nom dans l’Encyclopédie universelle de la poésie, Jean Joseph Rabearivelo est aussi membre de l’Académie malgache.]
Andrin’Irina R.
Journal La Vérité Madagascar-19 Octobre 2010

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Madagascar à l’UNESCO : du journal intime de Rabearivelo… -4 juillet, 2010.

Les « Calepins bleus », journal intime de Rabearivelo.
Le clou de l’exposition était manifestement l’exposition sur Jean-Joseph Rabearivelo. L’on apprenait la prochaine parution en 2011 d’une édition intégrale de son œuvre : plus d’un millier de pages de poésie et de prose dont beaucoup d’inédits. Celle-ci sera précédée le 4 octobre prochain par celle des « Calepins bleus » : aujourd’hui propriété du CNRS, le journal intime de l’écrivain a été si longtemps tenu secret par les descendants Rabearivelo-Rakotomanga que l’on en était venu à se demander s’il ne relevait pas du mythe. Il existe bel et bien et il nous réserve de grandes surprises sur l’homme. Ainsi sa propension au jeu, à l’opium et à l’alcool. Ou sa relation avec une actrice de théâtre qui lui a donné un enfant.  »

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[ « Les calepins bleus » de Rabearivelo : Le journal intime devient public .Courrier de Madagascar -19 Octobre 2010.

Enfin ! Annoncé pour sortir le 4 octobre dernier dans un quotidien de la place,
le premier tome du journal intime de Jean Joseph Rabearivelo, « Les calepins
bleus » est sorti en France hier, pour Madagascar par contre, il faut attendre le
mois prochain. Ce 1er tome du journal intime de Jean Joseph Rabearivelo
comprend ses correspondances et les 3 textes inédits d’inspiration
autobiographique, publié aux éditions du CNRS à la suite d’un travail d’ équipe
réunissant des chercheurs malgaches et étrangers.Ce 1er volume, consacré
A  l’artiste lui-même sera suivi d’un second, qui sortira en 2011, présentant
l’oeuvre proprement dite (poésie, roman, théâtre…) et d’un complément de
publication sur support numérique. Rabearivelo a toujours souhaité voir
son journal intime publié. Son fils Solofo Rabearivelo a donc envisagé de finir
ce que son père a commencéé, il a débuté en 1991 dans la recherche de
collaboration pour sa concrétisation. Et ce n’est qu’en 2008 que l’entreprise a
réellement pris forme.]

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Un artiste tourmenté…

Comme tant d’autres…

La vie commune ne devait pas être facile pour sa femme légitime :  » Ainsi sa propension au jeu, à l’opium et à l’alcool. Ou sa relation avec une actrice de théâtre qui lui a donné un enfant »…