Avant de réaliser, trop tard, que nos destins sont emportés par le torrent du quotidien, loin de nos vies rêvées!

Agua Azul 2

« – Le mariage, parlons-en! dit Marie. j’ai mis vingt ans à comprendre , combien tout est complètement biaisé entre le féminin
et le masculin . La nature a tout calculé, tout programmé pour parer à l’extinction de l’espèce. Elle a créé le mâle et la femelle selon des critères biologiques bien définis. Mais elle n’a pas prévu dans son logiciel, que l’état avec la complicité de l’Eglise, dénaturerait la sexualité homme/femme, en la régentant par le mariage. Cette cérémonie est devenue LA norme sociale. Pire encore, toute sexualité  » hors norme « , telle l’homosexualité est qualifiée de péché ou d’abomination ! Pour que leur « cuisine » fonctionne, l’Eglise et la Société ont formaté les petites filles, pour en faire des femmes vertueuses, dociles,dévouées à leur famille, bonne mères et bonnes femmes d’intérieur…Les Mâles, eux,s’exerçaient au sexe et se réalisaient à l’extérieur. La supériorité physique du Mâle lui a permis d’imposer SA conception de la vie à deux.Les femmes se retrouvant calfeutrées chez elles, les élus Mâles ont eu toute latitude pour voter des lois partiales, injustes et contraires à la nature même des conjoints. Elles ligotaient légalement les femmes et accordaient aux hommes tous les droits.Ils se sont alors vraiment crus supérieurs. et les femmes les ont confortés dans leur bêtise arrogante, incapable de briser le moule familial, religieux et social. C’est vrai qu’on leur promettait l’enfer ou le paradis. Et elles y croyaient ! Cette déviation de la sexualité, au seul profit de la procréation, a engendré un mal être, des frustrations et des violences, chez les deux conjoints. Il est rare qu’un Mâle se contente, sexuellement, d’une seule femme . D’autre part, une femme n’a pas les mêmes besoins sexuels qu’un Mâle, ni dans le fond ni dans la forme. De nos jours certaines lois ont changé. Les mentalités , elles, n’ont pas beaucoup évolué. Souvent par la faute des femmes elles-mêmes, qui se complaisent dans leur rôle de dominées ou de victimes ! »
Extrait du roman: « Tingy Tanàna le Village des Vagins , « de L. Lavilgrand.

Où est celui qui a crée le bébé avec la mère infanticide?

Si je dépose un grenade dans la rue et qu’elle explose, ne serais-je pas condamnée?
Pourquoi ne met-on pas en examen , l’homme qui a fabriqué pour moitié le bébé avec la mère infanticide?
Un homme ne peut pas semer son sperme , et ne pas se sentir concerné par les conséquences de son acte ! Il a les moyens pour ne pas créer une vie, mais en laisse l’écrasante charge à sa compagne : à elle seule la pilule, l’IVG , la grossesse ! lui il se contente de l’utiliser comme des latrines à sperme.( une pilule pour homme existe, mais elle n’est pas fabriquée, car les hommes refusent de la prendre ! ! ! )
« Eux » ,il jouissent, POINT BARRE !
Réveillez-vous les filles !

" L’anatomie ne serait plus un destin…"

Bouquet de femmes
Bouquet de femmes.fusain de L. Lavilgrand

[ Et  shulamith Firestone dans son livre: Libération de la femme et révolution sexuelle,… déclare: » …La révolution féministe, elle, ne doit pas seulement viser à supprimer les privilèges des hommes, mais à supprimer la différence des sexes elle – même : les différences proprement sexuelles n’auraient alors plus la moindre conséquence sociale. »
Cela signifierait que les individus se définissent d’abord comme des êtres humains et ensuite comme hommes ou femmes . L’anatomie ne serait plus un destin. Les femmes et les hommes ne seraient plus forcés à jouer un rôle, l’obsession de la virilité serait aussi dénuée de sens que le complexe de la féminité. La division du travail et l’exploitation propre à chaque sexe prendrait fin… La vie des hommes et des femmes ne se réglerait plus sur la contrainte des rôles, mais sur les goûts et les besoins de chacune et de chacun. »]
Alice Schwarzer: La petite différence et ses grandes conséquences ( extrait).

"Comment des êtres humains ont été transformés en hommes et en femmes"

Extraits de la 2ième partie,la fonction de la sexualité dans l’oppression des femmes ( Alice Schwarzer:La petite différence et ses grandes conséquences )
 » Les femmes- c’est ce qui semble le plus important- doivent pouvoir dire enfin leur vérité. Elles ne devraient plus se laisser intimider ni terroriser par les normes dominantes mais comprendre que leurs problèmes sont ceux de la plupart des femmes. Les femmes doivent enfin pouvoir parler de leurs angoisses, de leur dépendance, de leurs contradictions et de leurs espoirs »…
… » Rien, pas même l’appartenance à une race ou à une classe, ne nous marque autant que l’appartenance à un sexe. Rien ne détermine aussi profondément notre vie et les réactions de notre entourage que notre sexe biologique.Avec l’exclamation,  » c’est une fille! » ou « c’est un garçon », les dés sont jetés.>:( . L’habitude et l’inconscient leur jouent de mauvais tours. » De nombreuses études l’attestent, telle celle de la psychologue allemande Ursula Scheu:  » on ne naît pas petite fille, on le devient( Fischer 1977) et celle d’Elena Gianini Belotti dans « du côté des petites filles).

"Femme, si tu nous rejoins . . .

Tulum mer
. . . pense à ne laisser derrière toi que la trace de tes pas, et n’oublie pas d’emporter avec toi tes rêves les plus fous. . . « (extrait du « Village des Vagins » de L. Lavilgrand.)

Il existe toujours un lieu rêvé où faire pousser la fleur, unique, de notre propre vie. Ne laissons pas, à qui que ce soit, le droit d’en choisir la manière à notre place !

Notre conviction, concernant ce choix personnel et non négociable, doit être inébranlable, comme la forteresse dominant les rochers.

Laissons à nos grands-mères le dicton : » Les hommes tracent leurs routes, les femmes s’adaptent ».

Adaptons notre vie à nos besoins et à nos rêves . Pas à ceux du conjoint ! Pour ne pas nous retrouver dévastées , lors d’un abandon ou d’un départ éternel .

Nous n’avons qu’une vie . Chaque jour compte : chacune doit le vivre du mieux qu’ELLE le désire, ELLE !

Quelle est notre sexualité?

… »Jusqu’aux années soixante, on considérait que les femmes n’avaient pas d’orgasme parce que la nature ne les avait pas faites pour cela… La majorité des femmes a besoin de stimulation clitoridienne pour jouir. Elles ont rarement un orgasme pendant le coït et l’ignorance de ces faits, a été source de conflits et de frustrations pendant des siècles. »
Mme Hite : « Rapport sur la sexualité féminine », 1976.

… » Il y avait effectivement de quoi devenir hystériques, car elles devaient se contenter d’être un ustensile à sperme et une usine à bébés !
« L. Lavligrand : »Le Village des Vagins ».

… »- Une chose est sûre , il faudra que la femme cesse une fois pour toute de faire semblant, sinon, on ne va jamais y arriver, dit Pablo. Il faudrait aussi qu’elle guide son partenaire.Qu’elle participe à la recherche de son propre plaisir : où, quand, comment. »
L. Lavilgrand: » Le Village des Vagins  » .

… »Les tricheuses n’y peuvent rien : les femmes n’ont pas le même rythme que les mâles, et notre chimie sensuelle est infiniment plus nuancée, plus inventive, plus imprévisible, plus globale que la sexualité des mâles. La leur se révèle insatiable, exigeante, mécanique, centrée sur leur engin et d’ une répétitivité effarante et ennuyeuse. Souvent, la sexualité homme/femme repose sur un malentendu. Les femmes essayent de fourguer leurs containers de tendresse à tout prix, et les hommes, leurs barils de sperme à tout coup. Un vrai dialogue de sourds. »
L. Lavilgrand : « Le Village des Vagins ».